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Traceur GPS pour vélo électrique : le problème n'est pas le boîtier, c'est la cachette
Sur un vélo, tous les traceurs conviennent techniquement. Ce qui décide, c'est l'endroit où il rentre sans se voir. Revue des logements possibles et de leurs limites.
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Sur la plupart des équipements, on choisit un traceur pour ce qu’il sait faire. Sur un vélo, on le choisit pour ce qu’il mesure, au sens des centimètres. Un boîtier parfait qui ne rentre nulle part ne sert à rien, et un boîtier visible est retiré en dix secondes par la personne qui vient de couper l’antivol.
La question utile n’est donc pas « quel traceur pour un vélo », mais « où puis-je le loger pour qu’il tienne, qu’il capte, et qu’on ne le voie pas ». Les trois conditions comptent, et elles se contredisent souvent.
Pourquoi ne pas se brancher sur la batterie du vélo
C’est la première idée de beaucoup de gens, et c’est presque toujours une mauvaise idée sur un vélo à assistance électrique.
La batterie se retire. C’est même le geste que fait tout propriétaire prudent en garant son vélo, et c’est le premier geste d’un voleur qui veut revendre séparément. Un traceur alimenté par elle s’éteint au même moment, c’est-à-dire exactement quand il devrait parler.
S’y raccorder pose aussi un problème de garantie. Le faisceau d’un vélo électrique n’est pas prévu pour accueillir un consommateur supplémentaire, et une intervention dessus se voit.
Un boîtier autonome, sur ses propres piles, ne dépend de rien. C’est la seule configuration qui survit au retrait de la batterie.
Les logements possibles, et ce qu’ils valent
Le tube de selle
C’est le classique, et c’est souvent le meilleur. Le diamètre intérieur d’un tube de selle accepte un petit boîtier, la tige de selle referme dessus, et rien ne se voit de l’extérieur. Le YABBY est le plus petit boîtier du catalogue, sur trois piles AAA remplaçables : c’est celui qui a le plus de chances d’y rentrer.
La limite est franche : sur un cadre carbone à section variable ou sur un tube entièrement occupé par la batterie interne, il n’y a plus de place. Mesurez avant de commander, avec un mètre souple, en descendant depuis le haut du tube.
Sous la selle, dans une sacoche
Facile, réversible, aucune contrainte de diamètre. Et le premier endroit où quelqu’un regarde. À réserver aux vélos de valeur modérée, ou en complément d’un boîtier mieux caché.
Le porte-bagages, le garde-boue, le carter
Ces volumes creux acceptent un boîtier fixé au collier plastique, à condition de vérifier deux choses : que rien ne frotte sur la roue, et que le boîtier ne soit pas entièrement enfermé dans du métal. Un traceur cerné d’acier cherche le ciel, ne le trouve pas, et consomme pour rien.
Le cadre lui-même, sur un VTT
Sur un cadre volumineux, le triangle avant offre parfois un logement derrière le boîtier de pédalier ou sous le porte-bidon. C’est solide et discret, mais c’est aussi exposé aux projections. Emballez le boîtier.
Quand le vélo n’est pas seul
Un vélo de valeur voyage rarement seul. Il part sur un porte-vélos, dans un van, dans une remorque, et c’est souvent là qu’il disparaît : le van garé une nuit sur une aire d’autoroute est une cible bien plus facile qu’un vélo cadenassé.
Deux compléments changent l’équation.
L’OYSTER tient dans une sacoche de cadre volumineuse, dans un coffre de van ou dans une caisse de matériel. À réglage identique, il tient nettement plus longtemps que le YABBY : quand la place n’est plus le critère, c’est lui qu’il faut prendre.
Le REMORA ne va pas sur le vélo, il va sur le véhicule qui le transporte. Vissé sur le châssis d’une remorque ou dans un van, il prévient quand on l’arrache grâce à son aimant témoin, fourni avec l’appareil. Protéger le contenant vaut souvent mieux que protéger chaque contenu.
Le réglage qui compte, et le piège du vélo
Un vélo bouge tout le temps. C’est même sa fonction. Un traceur réglé pour se réveiller au moindre mouvement se réveillerait à chaque trajet quotidien, ce qui viderait ses piles en quelques semaines et vous inonderait d’alertes sans intérêt.
Deux réglages évitent ça.
Un rythme périodique lent en usage normal. Une position par jour, ou une toutes les quelques heures, suffit à savoir où est le vélo. Il n’y a aucun besoin de suivre ses trajets quotidiens, et suivre les déplacements de quelqu’un qui utilise le vélo pose d’ailleurs des questions bien réelles quand ce n’est pas vous.
Une zone autour du lieu de remisage, pas un seuil de mouvement. L’alerte se déclenche quand le vélo quitte le local, l’immeuble ou le garage, en dehors de vos heures habituelles. C’est un événement rare, donc une alerte qu’on lit. La méthode est détaillée dans notre article sur les géofences.
Le passage en suivi rapproché, lui, se déclenche seul quand le boîtier constate qu’il s’éloigne. C’est là qu’il faut de la fréquence, et nulle part ailleurs. L’estimateur d’autonomie chiffre ce que chaque combinaison consomme réellement, avant l’achat.
Ce que ça ne fait pas
Un traceur ne remplace pas un antivol en U de bonne facture. Un vélo bien cadenassé à un point fixe ne part pas, et c’est toujours mieux que de le retrouver démonté.
Il ne fait pas non plus de récupération à votre place. Retrouver soi-même son vélo dans une cour d’immeuble et aller le chercher est une très mauvaise idée. La position se remet aux forces de l’ordre, avec la plainte, le numéro de cadre et les photos. C’est la seule voie qui finit bien.
Enfin, un vélo dans un parking souterrain profond ne remonte rien : ni satellite, ni réseau. Un boîtier n’y sert que si le vélo en sort, ce qui est précisément le cas d’un vol. Il vous dira où il est réapparu, pas où il a passé la nuit.
En résumé
Mesurez d’abord le tube de selle, choisissez ensuite. Le YABBY quand c’est serré, l’OYSTER dès qu’il y a de la place, et le REMORA sur le van ou la remorque qui transporte l’ensemble. Un rythme lent au quotidien, une zone autour du lieu de garage, et le numéro de cadre noté quelque part avant d’en avoir besoin.
L’assistant de choix fait le tri en une minute.
Vue d’ensemble du sujet : Traceur GPS pour vélo et matériel de sport.