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Traceur GPS pour groupe électrogène et compresseur : l'immobilité comme atout

Lourd, cher, revendable, et seul la nuit sur un site ouvert. Un groupe électrogène est une cible, et son immobilité même est ce qui rend un traceur efficace dessus.

6 min de lecture

Groupe électrogène industriel jaune, capot ouvert sur son tableau électrique.

Un groupe électrogène coche toutes les cases du matériel volé : il vaut cher, il se revend sans papiers, il se charge sur un plateau en quelques minutes, et il passe ses nuits seul sur un site que personne ne garde. Un compresseur de chantier pose exactement le même problème.

Mais ce matériel a une propriété que peu d’équipements partagent, et elle joue en votre faveur : il ne bouge pas. Un groupe posé pour une semaine reste posé une semaine. Cette immobilité est ce qui rend le suivi à la fois très économe en énergie et très fiable en détection.

Pourquoi l’immobilité simplifie tout

Sur un véhicule, le suivi est difficile parce qu’il faut distinguer un déplacement normal d’un déplacement anormal. Sur un groupe électrogène, il n’y a pas de déplacement normal. Tout mouvement est un événement, et tout événement mérite une alerte.

Cela change deux choses.

Le réglage devient trivial. Une position par jour suffit pendant toute la durée du poste. Le passage en suivi rapproché se déclenche seul dès que le boîtier constate qu’il bouge. Aucun arbitrage à faire, aucune alerte parasite à filtrer.

L’autonomie devient très longue. Un boîtier qui ne fait presque rien ne consomme presque rien. C’est le cas d’usage où les durées de vie annoncées se réalisent le mieux, parce que rien ne vient les entamer. L’estimateur d’autonomie donne le chiffre pour le modèle et le rythme que vous envisagez.

Ne vous branchez pas sur la batterie de démarrage

C’est le premier réflexe : le groupe a une batterie, autant s’en servir.

Deux raisons de ne pas le faire.

La batterie de démarrage d’un groupe qui ne tourne pas se décharge lentement, et un consommateur supplémentaire accélère le phénomène. Un groupe qui ne démarre pas le lundi matin parce qu’un traceur a tiré dessus tout le week-end coûte plus cher que le traceur.

Surtout, c’est le premier câble que coupe quelqu’un qui embarque le matériel. Un boîtier alimenté par l’engin s’éteint au moment où il devrait parler.

Un boîtier autonome sur ses propres piles ne dépend de rien. C’est la seule configuration qui survit à ce qui va lui arriver.

Quel boîtier, et où

Le REMORA, la réponse par défaut

Le REMORA est le mieux adapté à ce matériel, pour trois raisons qui se cumulent.

Sa très longue autonomie, d’abord, sur un équipement qu’on ne rouvre pas tous les mois.

Son alerte d’arrachement, ensuite. Un aimant témoin, fourni avec l’appareil, se pose sur le carter. Le boîtier mesure son champ magnétique en permanence, et l’alerte part dès que ce champ disparaît. Sur un site sans personne, c’est la seule information qui arrive pendant que ça se passe, et pas trois jours après.

Sa fonction de passerelle Bluetooth, enfin. Le REMORA est l’un des deux appareils du catalogue capables d’entendre les balises Bluetooth alentour et de remonter ce qu’elles disent. Sur un site où le groupe est le point fixe, il devient l’oreille du reste du parc : outillage, coffres, petit matériel équipés de balises bien moins chères qu’un traceur cellulaire. Le fonctionnement est détaillé dans notre article sur les passerelles Bluetooth.

L’OYSTER quand le parc est nombreux

Si vous avez douze groupes plutôt qu’un, l’OYSTER est le compromis. Compact, sur trois piles AA au lithium que vous remplacez vous-même en deux minutes, il se pose sans percer et sans intervention.

Le YABBY en second boîtier

Le YABBY est le plus discret du catalogue. Sur un matériel de valeur, il se loge dans un recoin du carénage, là où personne ne pensera à regarder. Quelqu’un qui vole du matériel professionnel cherche un traceur et le trouve souvent. Le second boîtier est ce qui reste.

L’emplacement, et le piège du caisson métallique

Un groupe électrogène est un gros bloc de métal. C’est le point de vigilance principal de la pose.

Un boîtier logé au cœur du caisson, entouré d’acier sur cinq faces, ne verra pas le ciel. Il cherchera sa position, échouera, et consommera pour rien. C’est d’ailleurs l’une des situations où un appareil se vide bien plus vite que prévu : les tentatives infructueuses coûtent autant que les réussies.

Cherchez un emplacement qui garde une vue vers le haut ou vers un côté ouvert : sous une trappe plastique, derrière une grille d’aération, dans un logement de commande. Testez avant de refermer. Une position remontée sur place, avant de partir, vaut mieux qu’une intuition.

Le second point est l’exposition. Un groupe fonctionne, donc il chauffe et il vibre. Évitez la proximité immédiate de l’échappement, et fixez fermement plutôt que de poser.

Ce qui se règle en dix minutes et qui sert des années

Une zone autour du site. Le contour du chantier, de la base vie, du dépôt. L’alerte se déclenche à la sortie, ce qui est le seul événement qui compte sur ce matériel. La méthode est détaillée dans notre article sur les géofences.

Une alerte qui arrive vraiment. Un vol de matériel de chantier se produit la nuit et le week-end. Une notification qui atterrit sur un téléphone en silencieux ne sert à rien. Vérifiez qui la reçoit, et testez-la une fois pour de vrai.

Les numéros de série, photographiés. Un traceur dit où le matériel se trouve. Il ne dit pas qu’il est à vous. C’est le numéro de série qui permet la restitution, et personne ne le relève dans l’urgence.

Ce qu’un traceur ne fait pas

Il ne dissuade pas. Quelqu’un qui vient charger un groupe le charge, équipé ou non.

Il ne remplace pas non plus les mesures physiques élémentaires : rentrer le matériel quand c’est possible, le caler, l’attacher, éclairer le site. Le boîtier intervient après, et ce qu’il apporte est une heure, une direction et une suite de positions horodatées à remettre aux forces de l’ordre.

Sur ce type de matériel, c’est souvent décisif. Un groupe volé sans traceur ne réapparaît presque jamais. Un groupe volé avec un traceur qui a continué de parler pendant le transport se retrouve régulièrement, parce que le matériel de chantier ne part pas très loin et ne se cache pas facilement.

En résumé

L’immobilité du matériel est votre alliée : une position par jour, un déclenchement automatique au mouvement, et une zone autour du site. Le REMORA vissé sous une trappe non métallique, avec son aimant témoin et sa fonction de passerelle pour le reste du parc. L’OYSTER quand il y a beaucoup de machines. Le YABBY caché en second. Jamais de raccordement à la batterie de démarrage.

L’assistant de choix tranche en une minute selon la taille du parc.

Vue d’ensemble du sujet : Traceur GPS pour groupe électrogène et compresseur.