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HOROMAP

Technique et autonomie

Passerelles Bluetooth : étendre le suivi à des dizaines d'objets

Un traceur qui écoute les balises autour de lui transforme un appareil en système d'inventaire. Comment ça marche, ce que ça coûte en autonomie, et les montages qui fonctionnent.

5 min de lecture

Cour de dépôt où stationnent tracteurs et remorques.

Un traceur cellulaire coûte quelques centaines d'euros. Équiper cent objets de faible valeur avec ce type d'appareil n'a aucun sens économique. La passerelle Bluetooth résout ce problème : un seul traceur écoute des dizaines de balises, et remonte leur présence.

Le principe

Deux rôles, deux appareils.

La passerelle est un traceur qui, en plus de sa fonction habituelle, balaie périodiquement l'environnement Bluetooth. Chez HOROMAP, seuls le REMORA et le GRIFFIN en sont capables.

Les balises sont des émetteurs simples. Le DOT, à 44,40 € TTC, émet à intervalle régulier un signal court contenant son identifiant, son niveau de batterie et une température.

Quand la passerelle balaie, elle relève les balises à portée et transmet la liste à la plateforme, avec sa propre position. Vous savez alors quels objets étaient présents, où, et à quelle heure.

Trois événements, pas un état continu

C'est le point qui structure l'usage. Une passerelle ne suit pas les balises en continu : elle produit trois types d'événements.

Détection : une balise apparaît à portée. L'objet vient d'arriver.

Mise à jour : la balise est toujours là, confirmée d'un balayage à l'autre.

Perte : la balise n'est plus détectée. L'objet est parti, ou la passerelle s'est éloignée.

Ces événements dépendent de seuils de puissance de signal, réglables : à quel niveau considère-t-on qu'une balise est « trouvée », et à quel niveau considère-t-on qu'elle est « perdue ». Un écart entre les deux seuils évite qu'une balise en limite de portée n'apparaisse et ne disparaisse en boucle.

Ce que ça coûte en autonomie

Le balayage Bluetooth n'est pas gratuit pour la passerelle. Elle doit allumer sa radio et écouter, quelques secondes, à chaque cycle.

L'effet est réel : un REMORA qui balaie toutes les heures tient moins longtemps qu'un REMORA qui remonte seulement sa position. Deux paramètres pèsent : la fréquence des balayages, et leur durée.

Sur une passerelle fixe alimentée par un raccordement, la question ne se pose pas. Sur une passerelle sur piles, il faut arbitrer. L'estimateur d'autonomie intègre ce mode de fonctionnement et chiffre l'écart.

Côté balises, en revanche, la consommation est minime : elles ne font qu'émettre. Le DOT est donné pour cinq à plus de dix ans selon sa configuration d'émission.

Les montages qui fonctionnent

La passerelle fixe. Installée à un point de passage obligé, entrée de dépôt, couloir, quai. Tout ce qui passe est relevé. C'est le montage qui donne le meilleur inventaire pour le moins d'appareils.

La passerelle embarquée. Dans un véhicule d'intervention. Elle relève ce qui est chargé, et signale ce qui a été oublié. C'est le montage qui répond à « quel technicien a emporté cette machine ».

La passerelle mobile sur un porteur. Sur une remorque, un conteneur, ou un animal meneur dans un troupeau. Elle relève ce qui voyage avec elle.

Les trois se combinent : passerelle fixe au dépôt pour l'inventaire, passerelles embarquées pour l'affectation.

Ce que ça ne donne pas

Il faut le répéter parce que c'est la source de déception la plus fréquente : une balise n'a pas de position propre.

Sa localisation est celle de la passerelle qui l'a vue, à quelques dizaines de mètres près. Un objet éloigné de toute passerelle ne remonte rien du tout, vous saurez seulement qu'il n'est plus là, et où il a été vu pour la dernière fois.

Autrement dit : les balises font l'inventaire, les traceurs font la localisation. Le comparatif complet est dans notre article sur traceur GPS ou balise Bluetooth.

Le prérequis technique à vérifier

Deux conditions doivent être réunies côté passerelle, et elles ne sont pas toujours actives par défaut :

  • le module Bluetooth doit être à jour, certains appareils ne reconnaissent les balises qu'après une mise à jour de leur firmware ;
  • le balayage doit être activé dans la configuration de l'appareil.

Chez HOROMAP, cette configuration est appliquée automatiquement lorsque vous associez une balise à une passerelle depuis l'application : la plateforme pousse le réglage nécessaire vers l'appareil. Comme toute modification de configuration, elle prend effet au prochain contact de la passerelle, pas immédiatement.

L'activation des balises

Une balise neuve est livrée en sommeil : elle n'émet pas, pour préserver sa pile pendant le stockage et le transport. Elle doit être activée une fois avant d'être exploitable.

Chez HOROMAP, cette activation est faite en amont, à la préparation de commande : les balises arrivent prêtes à l'emploi. C'est un détail d'organisation, mais il évite au client une manipulation de proximité, balise par balise, sur un lot de cinquante.

Le calcul économique

Sur cent objets à suivre :

Approche Coût matériel TTC
100 traceurs autonomes 28 899,60 €
1 passerelle + 100 balises 4 879 €

Un facteur six, pour une information de nature différente. Le bon choix dépend entièrement de la question à laquelle vous devez répondre : « où est cet objet » ou « cet objet est-il là ».

Les montants sont toutes taxes comprises, TVA française à 20 %, hors mise en service du compte, due une seule fois. Le hors taxes correspondant figure sur chaque fiche produit.

Vue d’ensemble du sujet : Traceur GPS pour outils et équipements de chantier.