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Suivre du fret aérien : ce que change le transport en soute
Un traceur embarqué en avion doit se taire pendant le vol. Comment fonctionne la détection de vol, ce que vous voyez réellement d'un envoi aérien, et qui décide de l'accepter à bord.
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Le fret aérien est le cas où le suivi a le plus de valeur, les envois sont coûteux, les délais serrés, les intervenants nombreux, et celui où il est techniquement le plus contraint. Un appareil qui émet des ondes en vol pose un problème réglementaire, et un colis en soute ne voit ni satellite, ni antenne cellulaire.
La contrainte de base : ne pas émettre en vol
Les transporteurs aériens encadrent strictement les appareils électroniques transportés en soute. Un traceur qui continuerait de chercher du réseau pendant un vol n'est pas acceptable, et un envoi qui en contient un peut être refusé à l'embarquement.
La réponse technique est la détection de vol. L'appareil identifie qu'il est en phase de vol et suspend ses émissions ; à l'atterrissage, il reprend son fonctionnement normal et transmet ce qu'il a enregistré entre-temps.
Le HOROMAP GRIFFIN est le seul modèle du catalogue prévu pour cet usage. C'est une différence de conception, pas un réglage : les autres traceurs de la gamme n'ont pas ce comportement et n'ont pas vocation à voyager en soute.
Ce que vous voyez réellement d'un envoi aérien
Il faut le dire clairement, parce que c'est la principale source de déception : vous ne suivrez pas l'avion en direct. Ce n'est pas une limite du produit, c'est la condition même pour qu'il puisse voyager.
Ce que vous obtenez :
- la position avant l'embarquement, entrepôt, plateforme, zone de fret ;
- le fait que l'envoi est parti en vol ;
- la position à l'atterrissage, dès que l'appareil retrouve du réseau ;
- l'ensemble du parcours au sol, de part et d'autre.
Autrement dit, vous savez d'où il est parti, qu'il a volé, où il a atterri et où il est ensuite passé. C'est ce qui manque le plus souvent dans une chaîne aérienne, où l'information de suivi s'arrête aux points de passage déclarés par les intervenants.
La localisation sans ciel : le balayage WiFi
Un colis dans un entrepôt n'a pas de vue du ciel, donc pas de position satellite. C'est très fréquent en fret : les envois passent beaucoup de temps sous toiture.
Le GRIFFIN sait se localiser par balayage WiFi : il relève les réseaux visibles autour de lui, et cette empreinte permet d'estimer sa position. La précision est moindre qu'une position satellite, mais l'information existe là où il n'y en aurait aucune, savoir qu'un envoi est dans tel entrepôt vaut mieux que de le perdre pendant trois jours.
Il dispose aussi de la localisation par réseau cellulaire, moins précise encore, mais qui donne un ordre de grandeur en dernier recours.
Les usages qui justifient le dispositif
Constater un retard au bon moment. Un envoi qui n'a pas décollé quand il aurait dû, ou qui stagne à l'arrivée, se voit immédiatement, pas au moment où le client s'en plaint.
Objectiver une responsabilité. Sur une chaîne à plusieurs intervenants, savoir où et quand l'envoi a été retardé change la discussion. C'est souvent l'usage qui rentabilise l'appareil sur un seul dossier.
Sécuriser des envois de valeur. Un colis à forte valeur qui quitte son itinéraire prévu déclenche une alerte, plutôt que d'être découvert manquant à la livraison.
Documenter les conditions de transit. Les balises Bluetooth DOT relevées par le GRIFFIN remontent aussi une température. Attention à ce que cela signifie exactement : c'est une donnée d'ambiance ponctuelle, pas un enregistrement qualifié de chaîne du froid, le sujet est traité dans notre article dédié à la chaîne du froid.
Le traceur revient-il ?
Question pratique souvent négligée : un traceur à 399 € TTC posé sur un envoi part avec lui.
Deux stratégies. Sur des flux fermés, navettes entre sites, contenants réutilisables, palettes consignées, l'appareil revient et sert des dizaines de fois : le coût par envoi devient négligeable. Sur des envois à sens unique, il faut organiser le retour, ou réserver le dispositif aux envois dont la valeur le justifie.
C'est ce qui fait du modèle en achat unique un avantage réel ici : un traceur qui revient et repart n'entraîne aucun coût supplémentaire, alors qu'un abonnement continue de courir même quand l'appareil dort en stock entre deux envois.
Avant le premier envoi
Vérifiez auprès de votre transporteur. Les politiques varient, et un accord préalable évite un refus à l'embarquement.
Testez sur un envoi avant d'équiper un flux. Un premier envoi instrumenté montre exactement ce que vous verrez, et évite les attentes mal calibrées.
Réglez la fréquence pour la durée du transit, pas pour la durée de vie de l'appareil. Un envoi qui dure cinq jours n'a pas besoin des mêmes réglages qu'un conteneur suivi sur dix ans. L'estimateur d'autonomie permet de calibrer.
Le montant cité est toutes taxes comprises, TVA française à 20 %. Le hors taxes figure sur la fiche produit.
La page fret aérien donne la vue d'ensemble du cas d'usage.
Vue d’ensemble du sujet : Traceur GPS pour le fret aérien.