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HOROMAP

Technique et autonomie

Détection d'arrachement : comment un traceur signale son propre retrait

Un traceur retiré cesse d'émettre, et vous l'apprenez des heures plus tard. La détection par aimant témoin change ce délai. Comment elle fonctionne et ce qu'elle ne couvre pas.

5 min de lecture

Quatre aimants néodyme cubiques posés côte à côte sur un fond clair.
Photo Suradnik50, CC BY-SA 3.0. Recadrée.

Sur un équipement de valeur, la première chose que fait un voleur averti est de chercher le traceur. Ce qui se passe à ce moment précis décide de tout : soit vous l'apprenez dans la seconde, soit vous constatez un silence plusieurs heures plus tard, sans savoir s'il s'agit d'un vol ou d'une pile vide.

Le problème du silence

Un traceur ordinaire retiré ne signale rien. Il ne peut pas : il est débranché, ou emporté, ou détruit.

Vous découvrez l'incident au contact manqué. Si l'appareil est configuré pour se manifester une fois par jour, l'écart entre le retrait et le constat peut atteindre vingt-quatre heures, précisément la fenêtre pendant laquelle une récupération serait encore possible.

Pire : un silence est ambigu. Pile vide ? Zone sans réseau ? Appareil défaillant ? Vol ? Rien ne les distingue. Une alerte « appareil silencieux depuis 24 h » ne déclenche donc pas d'action immédiate, elle déclenche une vérification.

Le principe de la détection par aimant

Le HOROMAP REMORA se fixe sur l'équipement par vis, boulons ou colliers, la visserie n'étant pas fournie. L'aimant témoin, lui, est livré avec l'appareil : il se pose à côté du boîtier, sur l'équipement. Le traceur embarque un capteur qui mesure en permanence ce champ magnétique : il sait donc s'il est toujours à sa place.

Quand ce champ disparaît, l'appareil sait qu'il vient d'être décollé. Il ne reste plus silencieux : il émet immédiatement une alerte, accompagnée de sa position.

L'inversion est totale. Au lieu d'un silence qu'il faut interpréter, vous recevez un événement daté, non ambigu, avec un point de départ pour les recherches.

Ce que vous recevez concrètement

L'alerte contient l'information de retrait, l'horodatage, et la dernière position connue. Selon le réglage, l'appareil peut aussi remonter des positions rapprochées dans les instants qui suivent, tant qu'il en a la possibilité.

Cette dernière nuance est importante : un appareil emporté dans un véhicule continuera peut-être d'émettre un moment ; un appareil immédiatement enfermé dans une caisse métallique se taira. La détection d'arrachement ne garantit pas le suivi après le retrait ; elle garantit l'information du retrait.

Ce que ça ne couvre pas

Autant être précis, parce que c'est là que se situent les mauvaises surprises.

La destruction immédiate. Un appareil détruit dans la seconde n'aura peut-être pas le temps de transmettre. L'alerte part très vite, mais elle n'est pas instantanée : il faut ouvrir une connexion cellulaire.

Le brouillage. Un dispositif qui empêche toute émission neutralise l'alerte comme il neutraliserait n'importe quelle transmission.

Le vol de l'équipement entier. Si la remorque part avec son traceur, il n'y a pas d'arrachement : c'est le suivi de position normal qui prend le relais, et c'est très bien ainsi.

La séparation accidentelle. Un aimant témoin mal fixé, ou un boîtier déplacé lors d'une intervention, déclenche la même alerte qu'un arrachement volontaire. C'est le prix de la sensibilité, et cela reste préférable au cas inverse.

L'installation compte autant que la fonction

Trois points, dans l'ordre.

Un aimant témoin bien posé. Il doit rester solidaire de l'équipement et à portée du capteur. Une pose approximative, sur une surface sale ou vibrante, transforme les secousses de la route en fausses alertes.

Un emplacement difficile d'accès. L'alerte ne sert à rien si l'appareil est trouvé en trois secondes. Sous le châssis, derrière un longeron, dans un logement technique.

Un endroit noté. Sur un parc de trente unités, personne ne se souviendra dans deux ans où le traceur est fixé. Renseignez l'emplacement sur la fiche de l'équipement.

Comment l'exploiter

Une alerte d'arrachement doit être traitée comme un événement critique, distinct des autres.

Un canal séparé. Si elle arrive dans le même flux que les alertes de batterie basse, elle sera lue avec le même intérêt : c'est-à-dire aucun.

Des destinataires nommés. Une alerte adressée à tout le monde n'est traitée par personne. Deux ou trois personnes identifiées, et une consigne claire sur ce qu'elles font en la recevant.

Une consigne préétablie. Que fait-on à 3 h du matin en recevant une alerte d'arrachement ? Décidez-le avant, pas pendant. Et la réponse ne devrait jamais être « aller voir sur place seul » : notre article sur le mode de récupération détaille la marche à suivre.

Est-ce que ça vaut l'écart de prix

Le REMORA est à 439 € TTC, contre 329 € pour l'OYSTER, 110 € d'écart, auxquels s'ajoutent une autonomie supérieure et la capacité de faire passerelle Bluetooth.

La question à se poser : sur cet équipement, la différence entre « prévenu dans la minute » et « prévenu demain matin » change-t-elle quelque chose ? Sur une remorque à 15 000 € stationnée sans surveillance, la réponse est généralement oui. Sur un conteneur vide dans une cour fermée, probablement pas.

Les montants de cette page sont toutes taxes comprises, TVA française à 20 %. Le hors taxes correspondant figure sur chaque fiche produit.

L'assistant de choix intègre ce critère dans sa recommandation.

Vue d’ensemble du sujet : Traceur GPS anti-vol.