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HOROMAP

Par type d’équipement

Mesurer le niveau d'une cuve ou d'un silo sans contact

Un radar 60 GHz mesure une distance à travers le plastique ou le verre, sans toucher le contenu. Ce qu'il mesure vraiment, ses limites, et la contrainte de passerelle.

5 min de lecture

Silos de stockage métalliques reliés par une passerelle.

Se déplacer pour constater qu'une cuve est encore à moitié pleine coûte cher, et laisser un silo se vider sans s'en apercevoir coûte plus cher encore. La mesure de niveau à distance résout les deux, à condition de comprendre ce qui est réellement mesuré, et à quelles conditions la donnée remonte.

Le principe : mesurer une distance, pas un volume

Le HOROMAP RADAR est un capteur radar 60 GHz. Il émet une onde vers le contenu et mesure le temps de retour. Ce qu'il obtient est une distance : la distance entre le capteur et la surface de ce qui se trouve dessous.

Cette précision de vocabulaire n'est pas anodine. Un capteur de niveau ne connaît ni le volume, ni la masse, ni la nature du contenu. Il donne une hauteur libre, que vous convertissez en niveau de remplissage à partir de la géométrie de votre cuve, hauteur totale, section, forme du fond.

Sur une cuve cylindrique, la conversion est immédiate. Sur une cuve à fond bombé ou une trémie conique, la relation entre hauteur et volume n'est pas linéaire, et il faut en tenir compte dans les seuils que vous définissez.

Ce qu'il mesure, concrètement

  • Portée : de 150 mm à 15 mètres. Cela couvre la quasi-totalité des cuves, silos et réservoirs industriels ou agricoles.
  • Résolution : 2,5 mm à 300 mm de distance, la précision est millimétrique dans sa plage utile.
  • Angle de vue : environ 15°, ce qui en fait un capteur directionnel. Il faut le pointer vers la surface à mesurer, pas vers une paroi.
  • Deux mesures simultanées : le capteur remonte deux distances, utile quand une première surface, mousse, écume, obstacle, masque partiellement la seconde.
  • Intervalle de mesure : configurable d'une seconde à deux heures.

Il mesure à travers certains matériaux

C'est ce qui le distingue d'un capteur à contact : il fonctionne à travers le verre, le plastique et les matériaux non ferreux. Une cuve en polyéthylène peut donc être équipée sans être percée, sans contact avec le contenu, et sans compromettre son étanchéité.

La limite est symétrique : il ne traverse pas le métal. Une cuve en acier doit être équipée depuis l'intérieur, ce qui suppose un accès par une trappe ou un piquage existant.

La contrainte décisive : il lui faut une passerelle

Le RADAR communique en Bluetooth, pas en cellulaire. Il n'a ni carte SIM, ni connexion réseau propre. Ses mesures ne remontent à la plateforme que si un traceur passerelle, un REMORA ou un GRIFFIN, se trouve à portée.

C'est la question à trancher avant tout achat, et elle détermine si le dispositif fonctionnera.

Site fixe : un REMORA installé à demeure près des cuves fait passerelle en permanence. La donnée remonte à chaque cycle, c'est le montage le plus simple et le plus fiable.

Site visité : la passerelle est embarquée dans un véhicule qui passe régulièrement. Les mesures sont relevées à chaque passage. Cela suffit si la fréquence de passage est cohérente avec la vitesse de variation du niveau, inutile pour une cuve qui se vide en deux jours si le camion passe une fois par semaine.

L'autonomie

Le RADAR fonctionne sur deux piles AA lithium remplaçables, contrairement à la balise DOT, dont la pile est scellée. L'autonomie annoncée dépasse huit ans avec un cycle de mesure de deux heures ou de trente minutes, et sept ans à cinq minutes.

Autrement dit, l'intervalle de mesure ne pèse pas beaucoup dans l'équation tant qu'on reste au-dessus de la minute : mesurer toutes les trente minutes ne coûte pas sensiblement plus que toutes les deux heures. Inutile donc de sur-optimiser ce réglage, mieux vaut le caler sur la vitesse réelle de variation de votre niveau.

Côté passerelle, en revanche, le balayage Bluetooth consomme réellement. Un REMORA qui scanne en continu tient moins longtemps qu'un REMORA qui remonte seulement sa position ; l'estimateur d'autonomie chiffre l'écart.

Les usages

Éviter le déplacement inutile. C'est le gain immédiat : ne se déplacer que lorsque le niveau le justifie.

Éviter la rupture. Une alerte sur seuil bas prévient avant l'arrêt, pas après.

Optimiser une tournée de livraison. Sur un parc de cuves clients, fioul, gaz, alimentation animale, connaître les niveaux permet de construire la tournée sur les besoins réels plutôt que sur un calendrier.

Détecter une anomalie. Une chute de niveau anormalement rapide signale une fuite ou un prélèvement non prévu, bien avant le prochain relevé manuel.

Ce qu'il ne fait pas

Il ne mesure ni température, ni pression, ni qualité du contenu. Il ne distingue pas deux liquides. Il ne compense pas automatiquement la mousse : c'est justement à cela que sert la double mesure de distance, mais l'interprétation reste à définir selon votre produit.

Et il ne remonte rien sans passerelle. C'est la vérification à faire en premier.

Coût

Le RADAR est à 233,10 € TTC, sans abonnement, piles non incluses. Il faut y ajouter une passerelle si vous n'en avez pas : REMORA à 439 € TTC, GRIFFIN à 399 € TTC, sachant qu'une seule passerelle relève plusieurs capteurs à portée.

C'est ce qui change le calcul sur un site à plusieurs cuves. Quatre cuves équipées, c'est quatre RADAR et un seul REMORA : 1 394,20 € TTC, mise en service du compte comprise, et plus rien ensuite.

Les montants de cette page sont toutes taxes comprises, TVA française à 20 %. Le hors taxes correspondant figure sur chaque fiche produit.

Vue d’ensemble du sujet : Capteur de niveau sans contact pour cuves, silos et bennes.