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HOROMAP

Comprendre le suivi d’assets

Qu'est-ce qu'une géofence, et comment en tirer quelque chose

Une zone virtuelle qui déclenche une alerte à l'entrée ou à la sortie. Comment elle est évaluée, pourquoi elle génère parfois des fausses alertes, et comment les éviter.

5 min de lecture

Une barrière levante rouge et blanche fermant l'accès à un chemin forestier.
Photo Андрей Романенко, CC BY-SA 4.0. Recadrée.

Une géofence est une zone dessinée sur une carte, un cercle autour d'un dépôt, un polygone autour d'un chantier, associée à une règle : prévenir quand un équipement y entre, en sort, ou les deux.

C'est le mécanisme le plus utile d'une plateforme de suivi, parce qu'il transforme une carte qu'il faut regarder en un système qui vous prévient.

Comment elle est évaluée

Chez HOROMAP, la zone est évaluée sur la plateforme : le traceur remonte ses positions, et le serveur vérifie à chaque position si elle se trouve dans la zone ou hors de la zone. Rien n'est écrit dans l'appareil.

Ce que vous y gagnez : aucune limite de nombre, modification effective dans la seconde, aucune consommation supplémentaire côté appareil, et une zone qu'on peut redessiner autant de fois qu'on veut sans attendre.

La contrepartie, qu'il faut connaître : la détection ne peut pas être plus fine que la fréquence de remontée. Un traceur qui transmet une fois par jour signalera une sortie de zone... au prochain relevé. La zone est franchie à 9 h, l'alerte arrive à 18 h.

Ce qui en découle, concrètement : si vous voulez une alerte de sortie rapide sur un équipement, ce n'est pas la zone qu'il faut régler, c'est la fréquence de remontée du traceur. Un appareil en heartbeat quotidien ne peut pas produire une alerte à la minute, quelle que soit la zone. Le simulateur d'autonomie vous montre ce que coûte chaque palier de fréquence : c'est le vrai arbitrage.

Cercle ou polygone

Le cercle se définit par un centre et un rayon. Rapide à créer, il convient à un dépôt, une parcelle, un site.

Le polygone épouse une forme réelle : une zone d'activité, un tracé de route, une parcelle irrégulière. Plus long à dessiner, mais nécessaire dès que la zone n'est pas ronde, un cercle autour d'un site allongé englobe des voisins, et déclenche des alertes qui n'ont pas lieu d'être.

Note technique : un cercle est évalué comme un cercle, à la distance réelle entre la position et le centre. Pas d'approximation par sommets, donc pas de dérive sur les grandes zones.

Le vrai problème : les fausses alertes

Une géofence mal réglée produit des dizaines d'alertes par jour, et le résultat est toujours le même : plus personne ne les lit. Une alerte ignorée ne protège rien.

Trois causes, et leurs remèdes.

L'équipement est posé à la limite de la zone. La position d'un traceur fluctue de quelques mètres, même immobile : c'est la précision normale d'une localisation satellite. Un appareil stationné juste sur la frontière entre et sort en permanence.

Remède : dessinez la zone plus large que le site réel, avec une marge d'une trentaine de mètres, plutôt que de la coller aux clôtures.

La zone est trop petite. En dessous de quelques dizaines de mètres de rayon, l'imprécision de la position devient du même ordre que la taille de la zone : la détection perd son sens.

Remède : ne descendez pas sous 50 à 100 mètres de rayon selon l'environnement, et considérablement plus en ville.

Les réflexions urbaines. Entre des bâtiments, les signaux rebondissent et la position dérive parfois de plusieurs dizaines de mètres. Une zone urbaine étroite produira des franchissements fantômes.

Remède : élargir, ou déplacer la logique vers une alerte de mouvement quand la précision ne permet pas mieux.

Ce qui se règle par traceur

Une même zone ne concerne pas tous les équipements de la même façon. Sur un dépôt, il est normal que les véhicules entrent et sortent tous les jours ; il ne l'est pas qu'une remorque en réparation en sorte.

Une bonne gestion permet donc de rattacher une zone à une sélection d'équipements, avec des règles distinctes : entrée, sortie, ou les deux, et des destinataires différents selon le cas. Une sortie de dépôt d'un véhicule n'intéresse personne ; la sortie du même dépôt par un engin en dehors des heures ouvrées intéresse tout le monde.

Les usages qui marchent

La zone de repos. Autour du lieu où l'équipement doit rester la nuit ou le week-end. Alerte à la sortie. C'est l'usage anti-vol le plus fiable, parce qu'il ne dépend pas d'un seuil de mouvement.

La zone de chantier. Alerte à l'entrée et à la sortie, pour dater les arrivées et les départs sans saisie manuelle.

La zone client. Sur du matériel mis à disposition, l'entrée date le début de la mise à disposition et la sortie sa fin. La facturation cesse d'être déclarative.

La zone interdite. Plus rare, mais utile sur du matériel qui ne doit pas franchir une limite, une frontière, un périmètre contractuel.

Combien de zones créer

Peu, au début. Une seule zone qui déclenche une action réelle vaut mieux que vingt zones qui produisent du bruit.

La bonne méthode : créez la zone la plus évidente, vivez avec pendant deux semaines, ajustez sa taille selon les fausses alertes constatées, puis seulement ajoutez la suivante. Un système d'alertes se construit par ajouts successifs, pas d'un coup au moment du déploiement.

Notre article sur la configuration d'alertes utiles traite du réglage d'ensemble, et celui sur la création de géofences entre dans le détail pratique.